Depuis quelques jours il est impossible de passer à côté du scandale autour de Cambridge Analytica. L’entreprise d’analyse de données est accusée d’avoir aspiré les données personnelles de millions de membres de Facebook, sans leur consentement.

Facebook se retrouve une fois de plus au cœur de la tempête. Le réseau social vient en effet d’être indirectement mis en cause à l’issue de deux enquêtes parues le 17 mars dans les colonnes du Guardian et du New York Times, qui ont apporté de nouveaux éléments sur la manière dont une entreprise proche de Donald Trump a secrètement aspiré les données de millions de membres du site communautaire.

Si les responsabilités des différents protagonistes restent à démêler, en particulier du côté de Cambridge Analytica, une enquête menée par Channel 4 News a révélé certains sombres secrets de Cambridge Analytica.

L’enquête met en évidence les violations de lois électorales et prouve ainsi que la société ait géré la campagne numérique du président Trump. Alexander Nix, le patron de Cambridge Analytica a été filmé en train d’utiliser des pots-de-vin, des ex-espions, de faux papiers d’identité et des travailleurs du sexe. Dans le reportable le président assume sa proximité avec l’équipe de campagne de Donald Trump.

Depuis la diffusion de ce reportage Alexander Nix a été suspendu de ses fonctions. Face à ces aveux en cascade, le conseil d’administration a tenté de circonscrire l’incendie en affirmant que « les commentaires récents de M. Nix enregistrés secrètement par Channel 4 et d’autres allégations ne représentent pas les valeurs ou les activités de l’entreprise et sa suspension reflète la gravité avec laquelle nous considérons cette violation ».

Première partie

Seconde partie

 

« S’ils pensent que la ‘suspension’ d’un chef d’entreprise correspond au degré de proportionnalité attendu pour ce type de violation massive des données, ils sous-estiment les personnes et les institutions qui se battront pour les droits à la vie privée et pour Facebook afin qu’ils rendent compte de leurs actions », a réagi Claude Moraes, un parlementaire britannique.

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